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MonAideCyber

Intro

Le constat simple et vous le savez : la plupart des PME savent qu’elles devraient « faire quelque chose » en cybersécurité, mais ne savent pas par quoi commencer, entre le quotidien, les priorités business et le manque de temps, le sujet reste dans un coin de la tête sans jamais vraiment avancer. Pas de de responsable informatique dédié ni de RSSI en interne, pas de budget dédié, et cette petite voix qui dit « on est trop petit pour être ciblé ». Cet article est là pour vous donner un chemin concret. Pas un cours magistral, pas une liste de solutions à 50 000€. Juste les premières étapes, celles qui comptent vraiment.

Pourquoi c’est urgent (même si « on est une petite boîte »)

Il y a une idée reçue tenace : les cyberattaques, c’est pour les grands groupes et les hôpitaux. La réalité est exactement inverse. Les PME sont ciblées précisément parce qu’elles sont moins protégées. Un ransomware ne vérifie pas votre chiffre d’affaires avant de chiffrer vos fichiers. Il cherche des portes ouvertes, et il en trouve.

Ce qui rend le sujet urgent, ce n’est pas de vous faire peur avec des statistiques. C’est de comprendre ce que ça coûte quand ça arrive : l’activité qui s’arrête pendant plusieurs jours (parfois semaines), les données clients perdues, la confiance des partenaires abîmée, et la facture de remise en état. Pour une PME, un incident cyber peut représenter une menace sur la continuité même de l’entreprise. Et dans la grande majorité des cas, les entreprises touchées n’avaient rien de particulièrement vulnérable. Elles n’avaient simplement rien mis en place.

Les 5 premiers chantiers à ouvrir

Inutile de tout faire en même temps. L’idée, c’est de commencer par ce qui a le plus d’impact avec le moins d’effort. Voici les cinq sujets à regarder en priorité.

  • Les sauvegardes : la règle 3-2-1-0-0
    Le premier, c’est la sauvegarde. Vous avez probablement une sauvegarde quelque part, sur un disque externe ou dans le cloud. La question n’est pas de savoir si elle existe, c’est de savoir si elle fonctionne. Quand avez-vous testé une restauration pour la dernière fois ? Est-ce que vos sauvegardes sont stockées à un endroit différent de vos données de production ? La règle de base, c’est 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site, et zéro erreur et zéro échec de restauration. Si votre sauvegarde est branchée en permanence sur le même réseau que vos postes, un ransomware la chiffrera en même temps que le reste.
    Si vous ne faites pas des tests de restauration, votre sauvegarde ne vaut peut-être rien.
  • Les mots de passe
    Le deuxième sujet, ce sont les mots de passe et les accès. Est-ce que vos collaborateurs utilisent le même mot de passe partout ? Est-ce que les comptes des personnes qui ont quitté l’entreprise sont encore actifs ? Est-ce que l’accès aux outils critiques (comptabilité, messagerie, ERP) est protégé par une double authentification ? Ce sont des questions simples, et les réponses font souvent froid dans le dos. Activer le MFA (la double authentification) sur les comptes sensibles, c’est une des mesures les plus efficaces qui existe, et elle ne coûte rien.
  • Les mises à jour
    Troisième chantier : les mises à jour. Ça paraît basique, et ça l’est. Mais un logiciel pas à jour, c’est une porte ouverte connue de tout le monde sauf de vous. Votre système d’exploitation, vos logiciels métier, le firmware de votre box ou de vos équipements réseau. Les mises à jour corrigent des failles de sécurité identifiées. Ne pas les faire, c’est laisser la porte ouverte en sachant que l’adresse est publique.
  • La sensibilisation
    Le quatrième point, c’est la sensibilisation de vos équipes. La majorité des attaques passent par l’humain : un email de phishing bien fait, une pièce jointe ouverte sans réfléchir, un lien cliqué un peu trop vite. Vous n’avez pas besoin d’une formation de trois jours. Mais prendre 30 minutes pour montrer à vos collaborateurs à quoi ressemble un faux email, comment vérifier un lien, et quoi faire en cas de doute, ça change la donne.
  • Les habilitations
    Enfin, cinquième sujet : savoir qui a accès à quoi. Combien de personnes ont un compte administrateur sur votre réseau ? Est-ce que votre prestataire informatique a un accès permanent à vos serveurs ? Est-ce que tout le monde peut accéder à tous les dossiers partagés ? Cartographier les droits d’accès, c’est le point de départ pour reprendre le contrôle. On ne peut pas protéger ce qu’on ne connaît pas.

Le diagnostic gratuit MonAideCyber

Si vous lisez cet article, c’est que vous êtes déjà dans la bonne démarche. Et il existe un dispositif conçu exactement pour ça : MonAideCyber, proposé par l’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information).

Le principe est simple. Un « Aidant cyber » formé par l’ANSSI vient dans vos locaux (ou en visio) pour réaliser un diagnostic de premier niveau. Ça dure 1h30, c’est gratuit, confidentiel et anonyme. À la fin, vous repartez avec 6 mesures de sécurité prioritaires, adaptées à votre situation, et un suivi est prévu 6 mois plus tard pour voir où vous en êtes.

Je suis référent MonAideCyber. Je réalise ces diagnostics régulièrement auprès de PME et de collectivités en Loire-Atlantique et dans les Pays de la Loire. C’est un point de départ idéal parce qu’il n’y a aucun engagement, aucun coût, et ça vous donne une photographie claire de votre situation en moins de deux heures.

Le déclic numérique

Le diagnostic MonAideCyber est un excellent point de départ, mais il se concentre sur la cybersécurité et dure 1h30. Si vous sentez que le sujet dépasse la seule question de la sécurité (et c’est souvent le cas), il existe une étape intermédiaire avant de s’engager dans un accompagnement long : le Déclic Numérique.

C’est un bilan express de votre système d’information, réalisé en une journée, directement dans vos locaux. On passe en revue l’ensemble de votre environnement numérique : les outils que vous utilisez (et ceux que vous payez sans vraiment utiliser), la sécurité, les accès, la dépendance aux prestataires, l’organisation du support. Le matin, j’échange avec vous, votre référent informatique et un utilisateur clé. L’après-midi, je synthétise et je vous restitue un diagnostic clair avec 3 à 5 actions prioritaires.

C’est l’équivalent d’un check-up annuel chez le médecin, mais pour votre informatique. Pas de jargon, pas de rapport de 80 pages. Une photographie nette de là où vous en êtes, et un chemin concret pour la suite. Le tarif est de 950€ HT, forfait tout compris.

Et après ?

Le diagnostic vous dit où vous en êtes et quoi faire en priorité. Mais il ne fait pas le travail à votre place. Et c’est souvent là que les choses coincent : les recommandations sont claires, mais qui les met en œuvre quand il n’y a pas de responsable informatique en interne ?

C’est exactement mon métier. J’accompagne les PME et les collectivités dans la mise en œuvre concrète : rédaction de la charte informatique, structuration de la politique de sauvegarde, mise en place des bonnes pratiques d’accès, sensibilisation des équipes, cadrage des relations avec les prestataires. Pas besoin d’embaucher un RSSI à temps plein. Un accompagnement adapté, quelques jours par mois, suffit souvent à structurer l’essentiel.